7 Conseils pour investir

7 Conseils pour investir

Dans cet article, vous trouverez sept conseils pour vous guider dans vos premiers pas pour investir en bourse.

Ces conseils pour investir proviennent de la newsletter du blog, que l’on peut considérer comme étant défunte, faute de temps. Ils étaient distribués au rythme d’un conseil par jour pour les nouveaux inscrits.

J’ai choisi de les rassembler ici dans un article, façon all in one. Ces conseils pour investir s’adressent plutôt à des personnes n’ayant jamais réalisé d’investissement en bourse. Si vous êtes déjà un investisseur aguerri, d’autres articles du blog pourront vous apporter de la valeur.

Le premier conseil commence par une question : quelle est la chose la plus importante à comprendre lorsque l’on souhaite investir en bourse ?

1. La chose la plus importante

Investir en bourse ne consiste pas à faire du trading, ni à spéculer.

Si vous avez eu l’occasion de faire des recherches sur internet, vous avez pu avoir l’impression qu’investir revient à faire du trading.

En fait, le trading n’est qu’une des manières d’aborder la bourse, qui consiste à faire des paris sur certains titres en particulier. On appelle aussi cela la spéculation.

Faire du trading, c’est aborder la bourse du point de vue du spéculateur.

L’investissement est à l’opposé de la spéculation. Investir en bourse ne consiste pas à faire des paris, ni à spéculer, ni à trader.

L’investisseur va investir dans l’ensemble du marché, ou de la bourse. Il ne fait aucun pari.

Il est important de bien saisir cette distinction, car internet est un vrai fourre-tout, et il est parfois difficile de s’y retrouver.

La bonne nouvelle, c’est qu’investir est à la fois beaucoup plus simple et beaucoup moins chronophage que de faire du trading.

Et cerise sur le gâteau, investir donne de bien meilleurs résultats.

C’est ce que montre les études sur les traders : la grande majorité d’entre eux n’arrivent pas à faire aussi bien que le marché dans son ensemble.

Voilà pour ce premier conseil pour investir ! Maintenant, nous allons voir que les investisseurs ont un gros avantage sur ceux qui n’investissent pas !

2. Vous perdez de l’argent si vous n’investissez pas

Quel est le plus gros problème qui guette les épargnants ?

L’inflation.

L’inflation est une moyenne qui représente la hausse des prix de tout ce qu’on peut acheter. Si l’inflation augmente, nous pouvons acheter moins de choses avec la même quantité d’argent.

Si on prend le problème dans l’autre sens, on peut dire que la monnaie se déprécie, elle perd de sa valeur. 100 € en 2022 valent moins que 100 € en 2021.

Chaque année, les euros, dollars et autres yens perdent un peu de leur valeur à cause de l’inflation. En général, la perte est petite, et l’on ne s’en rend pas compte d’une année sur l’autre.

Mais au bout de 20 ans, cela fait une sacrée différence.

Imagine 50 000 € qui dorment sur votre compte courant, avec une inflation moyenne de 2 % / an.

Dans 20 ans, vos 50 000 € seront toujours là si vous n’y avez pas touché. Votre épargne semblera préservée à première vue. Mais en réalité, elle ne vaudra plus que 33 000 €.

Vous pourrez toujours disposer de 50 000 €, mais leur valeur réelle correspondra à l’équivalent de 33 000 € d’aujourd’hui. Votre épargne aura perdu 33 % de sa valeur.

La valeur même de chaque euro que vous possédez aura diminué d’un tiers.

Et on ne parle que de l’inflation sur 20 ans. À l’échelle d’une vie entière, les dégâts seront beaucoup plus importants.

Heureusement, il y a un moyen très efficace de se protéger contre l’inflation. Cela tient en un seul mot : Investir.

Pourquoi ? Parce qu’investir permet d’obtenir des rendements supérieurs à l’inflation à long terme.

Faisons un rapide tour d’horizon : l’inflation a été d’environ 1,6 % / an sur les 30 dernières années en France (selon l’INSEE).

Sur la même période, les actions ont progressé de 8,2 % / an, les obligations de 4,8 % / an, et l’or de 5,6 % / an. L’immobilier coté en bourse a également connu un rendement proche des actions.

Conseil : investir dans les actions, l'or et les obligations pour battre l'inflation
Source : https://backtest.curvo.eu

Tous ces types d’investissements ont donc battu l’inflation. Et plutôt largement.

Là où je veux en venir, c’est qu’investir vous protège non seulement de l’inflation, mais cela vous permet aussi de vous enrichir !

On appelle ça le double effet kiss cool.

En prenant en compte l’inflation, le rendement des actions (net d’inflation) est toujours de 6,5 % / an, ce qui est plutôt intéressant, non ?

Si vous investissez dans des actions et que les rendements restent les mêmes, vos 50 000 € en vaudront 180 000 € dans 20 ans.

180 000 € nets d’inflation, ce qui veut dire qu’en réalité, la somme inscrite sur votre compte sera bien supérieure.

Si vous cherchez d’autres bonnes raisons d’investir, je vous en présente 7 autres dans cet article.

Maintenant, une question fondamentale : pourquoi la bourse fait-elle peur ?

3. Surmonter la peur d’investir

C’est l’une des choses qui bloque le plus les personnes qui aimeraient investir.

J’ai nommé : la peur.

La peur est la raison pour laquelle investir reste indéfiniment au stade de « projet », « idée », ou encore « ça serait bien que je le fasse, mais… ».

En bourse, la peur est alimentée par deux sources distinctes.

La première vient des médias. Les médias ont pour objectif de faire de l’audience. Et qu’est-ce qui permet d’en faire le plus ? Les bonnes ou les mauvaises nouvelles ?

Vous l’aurez deviné, les titres les plus accrocheurs sont ceux qui dramatisent et provoquent de l’anxiété.

On est humain, et les émotions propagées par la presse ont forcément une prise sur nous. L’idéal est donc de ne pas trop se préoccuper de l’actualité économique.

La deuxième source de la peur est plus palpable, et elle est liée à la volatilité du marché des actions.

Lors des crises, le marché des actions peut perdre entre 30 et 50 % de sa valeur en quelques mois. Ce n’est évidement pas très rassurant, sachant que les crises surviennent sans vraiment prévenir.

Comment investir en bourse sereinement dans de telles conditions ?

En diversifiant vos investissements dans d’autres classes d’actifs que les actions.

Les crises ne font pas disparaître l’argent comme ça, par magie. Une bonne partie de ce qui est retiré du marché des actions est investi sur des valeurs refuges, qui vont prendre de la valeur.

Quelles sont les valeurs refuges en période de crise ? Les obligations d’état, et l’or.

Si on considère les 5 pires années pour les actions sur les cinquante dernières années 1973, 1974 (choc pétrolier), 2001, 2002 (explosion de la bulle internet) 2008 (crise financière), les obligations et l’or ont affiché des rendements positifs (et parfois, largement) lors de chacune de ces années-là.

19731974200120022008
Actions-15,2 %-25,5 %-12,2 %-32,7 %-37,1 %
Obligations+4,5 %+5,7 %+4,2 %+1,2 %+16,6 %
Or+73 %+ 66,2 %+6,6 %+3,8%+8,9 %
Source : https://backtest.curvo.eu / www.portfoliovisualizer.com / www.msci.com (en dollar avant 2000, en euros après)

Vous voyez où je veux en venir ? En investissant aussi dans des obligations et/ou dans l’or, si une crise survient et que les actions plongent, les obligations et l’or devraient prendre de la valeur (ou au mieux, résister), ce qui compensera la baisse des actions.

La diversification dans différentes classes d’actifs permet donc de se protéger efficacement lors des crises.

La plus grosse erreur des investisseurs en bourse, c’est de n’investir que dans des actions, et d’oublier qu’il existe d’autres actifs qui peuvent permettre à un portefeuille de rester à l’équilibre en période de crise.

Si vous investissez uniquement dans des actions, vous vous exposez à de fortes baisses en période d’instabilité économique.

La diversification est l’atout majeur pour se protéger à la fois contre la volatilité des actions, et contre les émotions de peur propagées par les médias. Et elle permet d’investir beaucoup plus sereinement.

Si vous voulez en savoir plus sur la maîtrise de la peur et du risque, voici comment dépasser votre peur d’investir.

À présent, nous allons voir qu’investir est beaucoup plus simple que ce que vous imaginez.

4. Quand investir rime avec simplicité

Je suis prêt à parier que lorsque vous avez entendu parler d’investissement en bourse pour la première fois, vous vous êtes dit que ça devait être bien compliqué.

Ainsi, vous avez probablement pensé dit qu’il fallait suivre de près l’actualité économique, les cours de la bourse, comprendre et analyser des graphiques compliqués, ou encore étudier en profondeur des bilans comptables d’entreprises. Bref, qu’il fallait y passer pas mal de temps.

De quoi rebuter presque n’importe qui.

Mais voici un scoop : Rien ne tout ça n’est vraiment utile.

Tous ces trucs que font les boursicoteurs du dimanche et les spéculateurs, l’investisseur, lui, n’en a pas besoin. Vous n’en avez pas besoin.

Vous n’avez pas non plus besoin d’y passer du temps. En fait, investir en bourse demande réellement très, très peu de temps.

Pourquoi ? Parce que l’investisseur investit dans l’ensemble du marché, il ne s’amuse pas à parier sur quelques titres.

En réalité, il sait que la bourse (soit l’ensemble du marché) monte à long terme, et ce, depuis plusieurs siècles.

Or, aujourd’hui, il est extrêmement facile d’investir dans l’ensemble du marché, que l’on parle du marché français, canadien, européen ou mondial.

Il suffit d’acheter un fonds indiciel (aussi appelé ETF).

C’est quoi ce truc ? Il s’agit d’un fonds automatisé qui permet d’investir dans l’ensemble d’un marché, soit dans des dizaines, des centaines, voir des milliers de titres d’un seul coup.

Comment est-ce possible ? Par exemple, un fonds indiciel sur le marché français va investir automatiquement dans les 40 entreprises de l’indice CAC 40. Donc investir dans un fonds indiciel CAC 40 revient à investir dans ces 40 entreprises, en une seule fois (je ne vous dis pas le gain de temps !).

Il y a même des fonds indiciels qui permettent d’investir d’un coup dans la quasi-totalité du marché mondial, dans des dizaines de pays différents.

Les fonds indiciels ont de nombreux avantages : ils sont faciles à utiliser (on peut en acheter et en vendre comme une simple action), ils comportent très peu de frais, et ils permettent un gain de temps phénoménal.

Mais plus que tout, ils permettent de diversifier.

Nous venons de voir que diversifier ses investissements dans différentes classes d’actifs permettait de réduire les risques et de maintenir un portefeuille à l’équilibre en période de crise (d’où le fait de ne plus avoir peur des baisses).

En fait, il existe des fonds indiciels pour tout ce dont vous avez besoin pour diversifier correctement votre portefeuille : actions, obligations, or, immobilier coté, matières premières…

Ce qu’il y a de bien dans le fait d’investir en bourse avec les fonds indiciels, c’est qu’une fois que vous avez investi, vous n’avez plus besoin de vous en occuper tous les jours, ni toutes les semaines, ni même tous les mois.

En fait, un portefeuille constitué de quelques fonds indiciels (d’ETF) ne demande qu’un simple suivi annuel.

Le reste du temps, vous pouvez penser à autre chose. Quoi ? Investir sans y penser ? Tout à fait, et on en reparlera au point 6. Dans le prochain chapitre, il sera question d’éthique !

Pour aller plus loin, l’article suivant permet de casser les 10 principales croyances sur la bourse.

5. Investir en bourse n’est pas éthique ?

Peut-être avez-vous déjà entendu cette phrase ou eu cette pensée :

La bourse, ce n’est pas éthique.

Si oui, à vrai dire, c’est tout à fait normal.

Les médias aiment bien relayer les histoires avec des méchants qui s’en mettent plein les poches (souvent des patrons ou des escrocs), au détriment des gentils travailleurs.

Et les actionnaires ne sont pas tout le temps bien vus non plus, accusés de chercher des dividendes toujours plus élevés, au détriment du salaire des gentils travailleurs, ou de la santé de l’entreprise.

Bon, j’ai un peu grossi le trait, mais l’idée est là. Vous voyez, il est facile d’associer l’investissement en bourse avec des valeurs assez peu morales.

Alors revenons à l’essence de ce qu’est la bourse.

À l’origine, il y a une entreprise qui souhaite se développer : elle va ouvrir son capital pour recevoir… des capitaux de la part d’investisseurs, qui deviendront propriétaires d’une partie de l’entreprise.

Grâce aux capitaux reçus, l’entreprise se développe, elle peut créer de l’activité et des emplois.

En échange, les investisseurs/actionnaires peuvent donner leur avis sur les décisions de l’entreprise, qui leur appartient en partie, et ils ont le droit de recevoir une part des bénéfices de l’entreprise.

C’est normal, car ils ont pris des risques : l’entreprise aurait pu fermer boutique, et ils auraient alors perdu leur argent.

J’en profite pour casser une autre croyance très répandue : la majorité des actionnaires ne sont pas riches, ce sont des petits porteurs. La moitié d’entre eux a moins de 20 000 € d’actions en portefeuille.

Et puisqu’un train peut en cacher un autre (comprenez : une nouvelle croyance à battre en brèche), il faut savoir que toucher des dividendes ne permet pas de s’enrichir, comptablement parlant, parce que la valeur d’une action diminue proportionnellement au montant du dividende versé.

Et la bourse, dans tout ça ? C’est simplement le lieu où investisseurs et actionnaires peuvent acheter et vendre des titres d’entreprises, les actions.

Vous voyez, quand on revient à l’essence de ce à quoi sert la bourse et la finance, il n’y a rien d’amoral.

D’ailleurs, le terme « finance » signifie bien, à la base, « financer » : les investisseurs (des particuliers, des banques, des fonds) financent des entreprises qui en ont besoin.

Le principe est le même pour les obligations : les états s’endettent auprès des investisseurs pour se financer, et s’engagent à les rembourser en échange d’un intérêt. Rien qui ne soit choquant.

Finalement, la bourse n’est qu’un outil. Et un outil est neutre, par définition. Il n’est pas moral ou amoral.

Vous pourrez cependant rétorquer : « C’est très bien de financer des entreprises qui vont créer de l’activité, mais certaines sont vraiment peu éthiques : elles polluent, licencient et offrent des parachutes dorés tous les ans à leurs dirigeants ».

Chaque entreprise a ses propres valeurs et est différente d’une autre, et même au-delà de cela, il y a des secteurs, comme les énergies fossiles, qui sont en effet plus discutables que d’autres.

Et ça tombe bien que vous posiez cette question, car oui, il existe des ETF qui permettent d’investir de façon plus éthique, en excluant les entreprises qui ne respectent pas certains critères sociaux, environnementaux ou dont la gouvernance est douteuse.

On appelle cela la finance éthique ou l’investissement socialement responsable.

Si vous voulez en savoir plus sur cette manière d’investir, vous pouvez lire l’article sur l’investissement éthique.

Désormais, vous devez comprendre pourquoi il est important de ne pas se laisser influencer, et comment l’éviter.

6. Coupez-vous du bruit ambiant

Dans le point 4, je vous disais qu’il était possible d’investir sans y penser.

Qu’est-ce que cela veut dire, exactement ?

Tout simplement : une fois que vos investissements sont en place (dans l’idéal, un portefeuille de quelques fonds indiciels est suffisant), vous pouvez retourner à votre vie de tous les jours, et ne plus y penser.

Vous laissez vos investissements travailler, et il vous suffit de revenir un an plus tard pour voir où ils en sont, puis de rééquilibrer le capital que vous avez investi entre les différents actifs et classes d’actifs.

Rien de plus.

Vous pouvez bien sûr y revenir entre-temps pour faire des versements.

Mais l’idée est là : investir est une activité qui n’exige, la grande majorité du temps, aucun effort de votre part.

J’adore cette citation de Paul Samuelson :

Investir devrait plus être comme regarder de la peinture sécher ou regarder l’herbe pousser. Si vous voulez de l’excitation, prenez 800 $ et allez à Las Vegas.

Pour moi, elle décrit exactement ce que doit faire un investisseur en bourse la plupart du temps : absolument rien du tout.

Investir n’est certainement pas très excitant, et on peut ressentir le besoin de devoir faire quelque chose.

Ce besoin d’agir vient de notre éducation : « Pour réussir, tu dois en faire plus et beaucoup travailler », nous a-t-on dit.

Pour réussir dans l’investissement en bourse, c’est tout l’inverse : moins on en fait, mieux c’est.

Mais quels sont les facteurs qui nous poussent à toujours vouloir agir ?

Les médias, qui cherchent sans cesse à capter notre attention : « cette fois, c’est différent », « sans précédent », « du jamais vu », sont autant d’expressions destinées à nous alarmer, et qui nous poussent à agir.

C’est là qu’on se dit : « Quoi ? Une crise sans précédent ? Il faut que j’agisse ! »

Faux ! Réagir à un évènement médiatique, quel qu’il soit, conduit le plus souvent à creuser un trou dans son portefeuille.

Laissez-moi vous rappeler qu’au 20° siècle, le monde a connu la grippe espagnole, deux guerres mondiales, puis la menace de l’apocalypse nucléaire pendant la guerre froide.

Aussi dramatiques qu’ont pu être ces événements, le monde a survécu. Les marchés aussi.

Ceux qui ont continué à investir, en pensant à long terme, en sont sortis gagnants.

C’est pour cela qu’il faut savoir se couper du bruit ambiant, et apprendre à ne pas trop y prêter attention.

Les médias passent leur temps à essayer de capter notre attention. C’est leur rôle. Évitez donc de suivre la presse économique.

Internet regorge de forums d’investisseurs qui échangent leurs impressions, font des prévisions… Ne vous mêlez pas à cette foule.

Et je ne vous parle pas des vidéos sur Youtube : « C’est le moment d’acheter ceci », « Cette année verra la plus grande crise de l’histoire parce que… »

Tous ces gens veulent capter votre attention, encore et toujours. Le plus souvent en suscitant de fortes émotions chez vous, liées aux espoirs de gains, ou à la peur de perdre.

Votre rôle, en tant qu’investisseur, est de ne pas vous laisser vous détourner de votre stratégie par le bruit ambiant.

Ne pas agir, c’est parfois la chose la plus difficile.

Je vous laisse y réfléchir, puis on passera aux choses sérieuses !

7. À quoi sert la connaissance ?

Avez-vous remarqué le titre de cette partie ? Rassurez-vous, on ne va pas faire de philosophie aujourd’hui !

Et vous allez comprendre là où je veux en venir avec cette histoire de connaissance.

Depuis que j’aide les gens à investir en bourse, j’ai remarqué deux types de personnes :

  • Celles qui se forment, passent à l’action et deviennent des investisseurs.
  • Celles qui se contentent d’acquérir de nouvelles connaissances, sans jamais les mettre en pratique.

Pourquoi certaines personnes n’agissent-elles pas ?

Nous l’avons vu, investir n’a rien de compliqué, mais certains d’entre nous avons des résistances mentales très puissantes, qu’elles soient conscientes ou inconscientes.

Parfois, elles peuvent avoir des croyances limitantes sur l’argent, et il y a probablement, dans ce cas, un travail à faire de ce côté-là.

Parmi elles, il y a aussi des personnes qui ont de solides connaissances, et qui ont même parfois défini leur stratégie, mais elles n’investissent pas, en se trouvant une excuse pour se dire que ce n’était pas le bon moment. Elles sont restées bloquées au stade de la connaissance.

Seulement, à quoi sert la connaissance, sans action ? Dans l’investissement, comme dans beaucoup d’autres domaines, la connaissance seule ne sert à rien. Seul le passage à l’action apporte des résultats.

Le fossé entre la connaissance et l’action est beaucoup plus grand que le fossé entre
l’ignorance et la connaissance.

Chris Guillebeau

D’ailleurs, c’est pour cela que l’on se forme en général, pour pouvoir agir, appliquer, progresser, évoluer, atteindre ses objectifs.

Mais alors, qu’est-ce qui fait que certaines personnes passent à l’action, malgré tout ?

La différence entre les personnes qui agissent et celles qui se satisfont dans l’accumulation de connaissances, sans ne jamais rien en faire, c’est le « pourquoi ».

Les personnes qui agissent savent pourquoi elles font les choses.

Que ce soit pour obtenir plus de liberté, investir pour sa retraite, financer les études de ses enfants, avoir un bel apport pour acheter une maison, ou tout autre projet…

Il y a de nombreux « pourquoi » possibles. C’est personnel, après tout.

Alors, je vous pose la question, cher(e) lecteur ou lectrice : Pour quelle raison souhaitez-vous investir ? Quel est votre pourquoi ?

Mon pourquoi à moi, ce qui m’anime, c’est d’aider les personnes qui aimeraient commencer à investir, parce qu’elles savent que ça leur permettra d’atteindre un objectif qui compte pour elles, mais qui n’osent pas passer à l’action, pour différentes raisons (peur de faire des erreurs, de ne pas avoir assez de connaissances, de bloquer sur la technique, de se sentir perdu devant la profusion d’informations, etc).

Et au-delà de ça, il y a tellement de personne qui ont des problèmes d’argent, qui leur pourrissent la vie ainsi que celui de leur entourage… J’ai la conviction que contribuer, même modestement, à réduire ces problèmes et à améliorer l’avenir financier de quelques personnes ne pourra que rendre le monde un peu meilleur (même si c’est à une toute petite échelle).

Ainsi, quand je vois les personnes qui ont suivi mon accompagnement devenir des investisseurs compétents et autonomes, capables de suivre une stratégie sur le long terme, et qui leur permet d’avancer vers l’atteinte de leurs objectifs…

… Je me dis que j’ai accompli une partie de ma mission. C’est plus que de la satisfaction immédiate : je me sens aussi nourri intérieurement et durablement.

Vous voyez, c’est un pourquoi qui est fort. Est-ce que votre pourquoi est suffisamment fort ? Est-ce qu’investir est vraiment important pour vous ?

Si vous n’avez pas de réponse claire, c’est ok, peut-être que vous avez encore besoin de temps pour savoir dans quelle direction aller.

Le pourquoi est important, car sans savoir pourquoi on fait les choses, il y a peu de chance de les faire bien. Et lorsqu’on investit son argent, bien faire les choses est particulièrement important.

​Le meilleur des conseils que je puisse vous donner pour investir, c’est de prendre le temps de vous former et d’investir en vous avant de commencer à investir votre argent. Tous ceux qui perdent de l’argent en investissant ont sauté cette étape, ou ne se sont pas formés correctement.

Si vous savez réellement pourquoi vous voulez investir et quel est l’objectif que vous souhaitez atteindre, alors je serai heureux de vous aider, que ce soit à travers des articles du blog, un échange par mail, des vidéos, ou un accompagnement.

En tout cas, je ferai en sorte de faire le maximum pour que vous soyez pleinement équipé pour commencer à investir.

Je vous dis donc à bientôt, parmi les investisseurs !

2 commentaires sur “7 Conseils pour investir

  1. Bonjour,

    Merci pour ce contenu extrêmement détaillé.
    J’ai commencé à investir il y a un peu plus de 8 mois et avant j’avais ces préjugés cités dans l’article. C’est l’apprentissage et la compréhension qui m’ont fait admettre que mon épargne perdait chaque année à cause de l’inflation.
    Comme cité dans l’article, je ne suis pas une trader professionnelle et la solution que j’ai adoptée pour investir avec risque limité et diversification sont les ETF. Avant, j’avais peur de franchir ce cap car je me suis rendu compte que l’humain a plus peur de perdre que de gagner, aujourd’hui j’ai compris que sur le long terme cela ne peut qu’être positif pour moi.
    Même si certaines fois il faut faire face à des critiques de certaines personnes qui ne comprennent pas qu’investir dans des entreprises permet leur développement, c’est un excellent apprentissage qui me confirme qu’investir sera bénéfique pour ces entreprises et moi-même.
    Je rajouterai juste qu’avant de passer le cap de l’investissement il faut apprendre à mieux gérer ses finances pour permettre d’avoir le mindset et les ressources nécessaires avant d’investir.
    Excellent contenu et merci pour tous ces conseils.

    Melanie

    1. Bonjour Mélanie,

      Merci pour le commentaire. 😉
      Comme tu le soulignes, ne pas investir est aussi un risque, peut-être le plus grand.
      Lorsqu’il s’agit d’investissement en bourse dans des actions / ETF, accepter la volatilité à court terme permet d’être là pour obtenir les gains à long terme. En fonction de la composition du portefeuille choisi, on peut modérer la volatilité, mais jamais la réduire à zéro. Il y a souvent un petit cap mental à franchir pour se lancer, mais ensuite, le mindset est acquis pour la vie.
      Et effectivement, avant d’investir, il faut d’abord s’assurer d’avoir une gestion saine de ses finances persos.

      Antonin

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