Créer et piloter un portefeuille d’ETF

Créer et piloter un portefeuille d'ETF - Edouard Petit

Créer et piloter un portefeuille d’ETF, d’Édouard Petit, 2017, 238 pages.

Ce résumé fait partie de mon défi de lire et résumer les 12 meilleurs livres sur l’investissement en bourse en 24 semaines.

Le livre en une phrase: L’objectif de ce livre est de présenter les différentes étapes de la constitution d’un portefeuille d’ETF, composé de différentes classes d’actifs, et comment le maintenir dans le temps.

Introduction

Edouard Petit est passionné par l’Evidence Based Investing (l’investissement basé sur des preuves), qui consiste à investir en se basant sur des faits et non sur des rumeurs.

Aujourd’hui, la révolution de l’investissement à bas coût permet à n’importe qui de se constituer facilement un portefeuille de trackers (les ETF).

Pour réussir dans l’investissement, il est cependant plus important de bien se connaître soi-même, que de savoir mettre en place un portefeuille complexe.

Les travers psychologiques des êtres humains sont les premières causes de l’échec.

Les principes

L’école du Lazy Investing

Le Lazy Investing désigne l’investissement paresseux, ou le fait d’investir en y passant un minimum de temps.

Cette méthode repose sur 4 principes :

  1. S’appuyer sur les ETF pour investir dans les indices boursiers, car ils ont des coûts inférieurs et une performance supérieure aux fonds gérés par les professionnels
  2. Investir dans des enveloppes peu fiscalisées, comme un PEA (Plan d’Épargne en Actions) ou une assurance vie
  3. Diversifier ses investissements dans des actions et des obligations
  4. N’y passer qu’une minute par mois, et rééquilibrer son portefeuille une fois par an

Bien que cette méthode soit extrêmement simple, toutes les analyses scientifiques ont démontré qu’elle est également très performante.

Pourquoi faire un portefeuille d’ETF ?

Un portefeuille composé d’un simple ETF monde et d’un fonds en euros est une stratégie tout à fait acceptable.

Cependant, se constituer un portefeuille de plusieurs ETF offre des possibilités d’investissement supplémentaires dans :

  • Les pays émergents
  • Les petites capitalisations
  • D’autres classes d’actifs, comme l’or et l’immobilier
  • De nombreux autres supports

Les possibilités d’optimiser et complexifier un portefeuille sont presque illimitées, et l’on risque de finir par s’y perdre.

L’épargnant qui a plusieurs options a plus de chances de ne pas maintenir sa stratégie. Maintenir sa stratégie pendant les fortes chutes de la bourse est pourtant la clé.

Les ETF

Le fonctionnement des ETF

Les ETF (Exchanged Traded fund), ou trackers, suivent des indices comme le CAC 40, avec des frais de gestion très faibles.

Un tracker est un panier de valeurs telles que des actions ou des obligations.

La liquidité désigne le volume d’échange pour chaque ETF. Généralement, les ETF qui suivent de gros indices comportant de grandes entreprises, comme l’Eurostoxx 50, seront plus liquides que ceux qui suivent des indices composés de petites entreprises.

Bien souvent, ils auront également moins de frais.

Les ETF utilisent plusieurs méthodes de réplication, qui leur permettent de suivre les indices :

  • La réplication physique directe : L’ETF possède tous les titres contenus dans l’indice (par exemple, les 40 entreprises du CAC 40)
  • La réplication synthétique, ou réplication indirecte : L’ETF possède des titres très liquides, non liés à l’indice. Il échange la performance de ces titres contre celle de l’indice avec un acteur financier (ce mécanisme d’échange s’appelle swap de performance)

Les ETF à réplication physique sont les plus courants en Europe et aux États-Unis.

Les ETF à réplication synthétique ont l’avantage de permettre d’investir dans des indices non européens, comme le S&P 500, tout étant éligibles au PEA (qui est en principe limité aux actifs européens).

Les risques des ETF

Les ETF comportent certains risques, comme tous les produits d’investissement : risque de contrepartie (sur le swap), de décorrélation avec l’indice suivi, de liquidité, et d’impact sur les actifs contenus dans les indices.

Il est toutefois utile de préciser que l’AMF (l’Autorité des Marchés Financiers) n’a pas d’inquiétudes majeures sur les risques liés aux ETF.

De plus, l’encours des ETF représente moins de 2% de l’encours total des indices européens.

Choisir un ETF

Choisir un ETF nécessite de bien comprendre l’indice qu’il suit.

Il existe un grand nombre d’indices, couvrant toutes les zones géographiques, tous les secteurs, et des entreprises de toute tailles.

Les principaux critères de différenciation des ETF sont :

  • L’indice de référence
  • Les frais de gestion
  • L’encours

Les ETF ayant un encours important auront la plupart du temps une meilleure liquidité que les ETF à faible encours. Une bonne liquidité permet de pouvoir acheter et vendre sans problèmes.

Il existe un écart entre la performance de l’ETF et celle de l’indice suivi. L’objectif est de choisir des ETF ayant le plus faible écart de performance possible.

Le site www.trackinsight.com mesure les écarts de performance pour de nombreux ETF.

Il est sage de choisir un ETF qui suit un indice large et donc fortement diversifié. Il faut aussi éviter les trackers avec des frais supérieurs à 0,4%, ainsi que ceux avec des encours inférieurs à 100 millions d’euros.

Les dividendes sont pris en comptes de deux façons différentes par les ETF :

  • Les ETF distribuants reversent les dividendes aux investisseurs
  • Les ETF capitalisants réinvestissent les dividendes en rachetant des actions

Le choix entre ETF distribuant et capitalisant dépend de la préférence de l’investisseur, mais ne fait aucune différence en termes de performance.

Les émetteurs d’ETF

En France, Lyxor et Amundi sont les principaux émetteurs d’ETF.

Au niveau mondial, les deux plus gros émetteurs d’ETF sont iShares (filiale de Blackrock) et Vanguard.

Les enveloppes d’investissement

Les enveloppes d’investissement désignent le support dans lequel on va loger les ETF. Il y a 3 supports possibles en France :

  • Le Compte Titre Ordinaire : Le CTO est l’enveloppe classique pour acheter des titres, son imposition est de 30% (flat taxe).
  • Le Plan d’Épargne en Actions : Le PEA permet d’acheter des ETF d’actions et donne droit à une imposition réduite (17,2%) en cas de retraits après 5 ans. Il est plafonné à 150 000€.
  • L’Assurance vie : elle permet également d’investir dans des ETF, avec une fiscalité réduite après 8 ans (24,7% après abattement), et est avantageuse lors d’une succession.

D’autres supports comme le PEE ou le PERCO permettent d’investir dans le cadre de l’épargne salariale.

Acheter un ETF

La méthode pour acheter un tracker est identique à celle pour acheter une action.

Les ETF s’achètent, sur PEA et CTO, en passant un ordre de bourse. Il y a deux types d’ordre :

  • L’ordre au marché : l’ordre est exécuté au prix du marché accepté par les vendeurs
  • L’ordre limité : l’ordre est exécuté dans un certaine limite (permet d’annuler l’ordre au-delà d’une limite jugée trop chère)

L’ordre limité permet de se protéger contre un achat à un cours anormal, mais ce risque est très faible pour les ETF.

Sur assurance vie, il n’y a pas d’ordre à gérer. Le client achète (il peut même acheter des parts d’ETF), et c’est ensuite l’assureur qui passe les ordres.

Les ETF sont identifiés par leur code ISIN, ce qui permet de les trouver facilement pour acheter l’ETF désiré.

Assembler des ETF

Les principes de la diversification

La diversification consiste à mélanger des actifs non corrélés (ils n’évoluent pas dans le même sens au même moment), afin de réduire les risques, et de lisser l’évolution de son portefeuille.

L’impact de la diversification sur le couple risque/performance a été développée par Harry Markowitz dans la Théorie Moderne du Portefeuille en 1952.

Le risque est lié à la volatilité des actifs, qui peut se calculer avec l’écart-type.

L’impact de la diversification peut être observée avec le ratio de Sharpe, qui permet de mesurer la performance supplémentaire obtenue par rapport à un taux sans risque, et par unité de risque.

L’approche du risk parity considère que les classes d’actifs ont un niveau de risque différents, dont il faut tenir compte dans la construction d’un portefeuille.

C’est ce qu’à fait le fonds Bridgewater pour construire le portefeuille All Weather, avec des classes d’actifs décorrélées.

Même si certaines bourses semblent de plus en plus corrélées (par exemple les bourses françaises et américaines), cela ne se vérifie pas toujours. La diversification géographique est donc bénéfique.

Si l’on veut dormir tranquille et ne pas risquer de miser sur le mauvais cheval, il semble largement préférable de diversifier !

Les risques d’un portefeuille d’actifs

Un portefeuille comprend en premier lieu le risque à court terme, qui peut être mesuré par la volatilité, ou par les baisses maximales lors des crises. Ce risque peut être maîtrisé en évaluant sa tolérance au risque, et en adoptant un profil de risque correspondant.

On oublie souvent le second risque, à long terme : que le portefeuille n’ai pas une performance suffisante, nette d’inflation.

Si l’on observe l’évolution historique des actifs :

  • Les actions offrent une protection moyenne contre l’inflation.
  • Les obligations ne protègent pas du tout contre l’inflation, mais performent très bien lors des périodes de déflation (baisse des prix).
  • L’immobilier souffre moins de l’inflation que les actions.
  • L’or est le seul actif qui réagit positivement à l’inflation.

Plus l’inflation est forte, plus l’or prend de la valeur.

Un autre risque est la mauvaise performance des économies. Étonnamment, les performances économiques d’un pays influent peu sur sa bourse (sauf lors des récessions), qui est davantage sensible à l’évolution de l’économie mondiale.

La diversification pendant les crises

Pour limiter l’impact des krachs, les investisseurs recherchent des actifs peu corrélés avec les actions.

Peu corrélées aux actions, les obligations d’État génèrent de bonnes performances pendant les crises, lors desquelles les investisseurs se tournent vers des actifs sûrs. Ce phénomène est appelé « flight to quality » , le déplacement vers la qualité.

Malgré une moindre performance que les actions à long terme, les obligations d’état, associées aux actions, permettent de réduire la volatilité d’un portefeuille.

Les actions

Le portefeuille de marché

Puisqu’il n’est réellement pas possible de surpasser le marché, il faut le suivre de la façon la plus optimale possible.

Suivre le marché mondial nécessite de pondérer les différentes zones géographiques selon leur poids.

Il existe trois façons différentes de considérer le marché, en fonction du critère pris en compte :

  • Le PIB, qui représente le poids des économies
  • La capitalisation totale, qui représente la valeur totale des entreprises
  • La capitalisation flottante, qui représente la valeur cotée en bourse des entreprises.

Les zones géographiques

Les principales zones géographiques sont les États-Unis, l’Europe, le Japon et les pays émergents (dont 69% sont en Asie).

La corrélation entre ces grandes zones fluctue dans le temps, mais semble se rapprocher à long terme, et particulièrement lors des crises.

Le Japon et les pays émergents sont cependant moins corrélés aux autres zones. Ces derniers ont également une plus grande volatilité.

Les petites capitalisations européennes et américaines sont à la fois moins corrélées aux grandes capitalisations et plus volatiles.

Les ETF actions

Voici quelques exemples d’ETF classés par zone géographique, à titre indicatif. Il en existe cependant beaucoup plus.

Les ETF Monde :

  • Amundi MSCI World : 0,38% de frais et 600 M€ d’encours
  • Lyxor MSCI World PEA : 0,45% de frais et 9 M€ d’encours

Les ETF Émergents :

  • Amundi MSCI Emerging Markets : 0,2% de frais et 1,5 Mds € d’encours
  • Lyxor MSCI Emerging Markets : 0,55% de frais et 21 M€ d’encours

Les ETF Europe :

  • Lyxor STOXX Europe 600 : 0,07% de frais et plus de 300 M€ d’encours
  • Vanguard FTSE Developed Europe : 0,12% de frais et 1,1 Mds € d’encours

Les ETF Europe Small Cap (petites capitalisations) :

  • Lyxor MSCI EMU Small Cap : 0,4% de frais et 325 M€ d’encours
  • Amundi EURO STOXX Small Caps : 0,3% de frais et 26 M€ d’encours

Les ETF États-unis :

  • Lyxor S&P 500 (grandes capitalisations) : 0,15% de frais et 1,6 Mds € d’encours
  • Amundi Russel 2000 (petites capitalisations) : 0,35% de frais et 150 M€ d’encours

Les ETF Asie :

  • Vanguard FTSE Japan : 0,19% de frais et 955 M€ d’encours
  • Lyxor MSCI Pacific Ex Japan : 0,3% de frais et 105 M€ d’encours

La couverture en devises

En investissant en dehors de la zone euro, l’investisseur s’expose aux fluctuations entre les devises.

Certains ETF permettant d’investir hors zone euro sont cotés en euros, d’autres en dollars. Les seconds ont souvent des frais de change un peu plus onéreux.

Il est possible d’utiliser des ETF couverts en euros (EUR Hedged), qui annulent les fluctuations entre le devises.

Cependant, les ETF couverts en euros n’offrent pas plus de performance, ils ne réduisent pas forcément la volatilité, et ils coûtent plus cher que les ETF non couverts.

Il n’est pas nécessaire de se couvrir en devise, surtout si l’épargnant a un horizon d’investissement de long terme.

Exemple d’ETF couvert en euros :

  • Amundi Japan TOPIX EUR Hedged Daily : 0,48% de frais et 1,1 Mds € d’encours

Les ETF à effet de levier

Les ETF à effet de levier cherchent à doubler la performance journalière de l’indice suivi, à la hausse comme à la baisse.

Leur utilisation est plutôt risquée, car en cas de mauvaise performance de l’indice, les pertes seront doublées et donc plus difficiles à rattraper.

Ces ETF ne sont pas du tout adaptés à une stratégie de long terme.

Exemple d’ETF à effet de levier :

  • Lyxor Daily Leverage CAC 40

L’Investissement Socialement Responsable

L’investissement Socialement Responsable (ISR) a fortement progressé ces dernières années.

Il consiste à investir dans des indices qui excluent les sociétés ne respectant pas certains critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance).

En termes de performance, les ETF ISR semblent avoir plutôt sous-performé les ETF traditionnels (Note personnelle : j’ai observé le contraire, mais pour la plupart, ces ETF sont trop récents pour que l’on puisse vraiment juger leur performance à long terme).

Exemple d’ETF ISR :

  • Amundi MSCI Europe SRI : 0,18% de frais et 420 M€ d’encours
  • Amundi MSCI World Low Carbon : 0,25% de frais et encours supérieur à 150 M€

La performance future des actions

La performance des actions dépend :

  • Des dividendes, liés aux bénéfices de l’entreprise, qui dépendent de la productivité et de la croissance démographique
  • De la rémunération du risque et de la spéculation sur leur valeur future, liée à la valeur actuelle du marché

Plus le marché est cher, moins il est probable qu’il performe à l’avenir; et vice versa.

Plusieurs indicateurs permettent d’évaluer si le marché est cher, et selon quel niveau :

  • Le PER (Price Earning Ratio) : bénéfice des entreprises / capitalisation totale du marché
  • Capitalisation boursière / PIB
  • Dividendes / capitalisation boursière
  • Le ratio Tobin Q : valeur du marché / valeur des actifs des sociétés
  • Le CAPE (Cyclically Adjusted Price Earning Ratio) : bénéfice lissé sur 10 ans ajusté à l’inflation / prix des actions

Bien qu’utiles, ces indices sont parfois critiqués, car les comparaisons historiquement longues sont délicates : le monde a beaucoup changé.

Néanmoins, ces indicateurs montrent que le marché des actions est actuellement relativement haut (2017). Pour cette raison, certains fonds et chercheurs anticipent une croissance nette d’inflation de 4 à 5%/an sur les 10 à 20 prochaines années.

Le marché reste cependant versatile, et l’histoire montre que les krachs de 50% peuvent survenir à n’importe quel moment.

Cependant, (…) on peut être raisonnablement confiant en l’avenir et s’attendre sur le (très) long terme à une hausse des actions.

Le Smart Beta

Définition et robustesse des facteurs

Le Smart Beta correspond à l’ensemble des stratégies ou indices qui investissent sur la base de formules mathématiques en ne pondérant pas les entreprises uniquement en fonction de leur capitalisation boursière.

Les critères de pondération sont appelés les « facteurs », qui expliquent la surperformance de certaines actions.

Les chercheurs Eugene Fama et Kenneth French ont largement participé au développement du Smart Beta.

Beaucoup de facteurs différents ont été recensés. Seuls les plus robustes, qui ont un historique suffisamment long, et qui fonctionnent dans différentes conditions et zones géographiques seront développés.

Les principaux facteurs

  • La taille : Les petites entreprises performent historiquement mieux que les grandes.
  • La valorisation : Les actions value (faiblement valorisées), performant mieux que les actions growth (fortement valorisées), et plus particulièrement concernant les petites capitalisations.
  • Le momentum : Les actions qui ont le mieux performé récemment sont aussi celles qui ont le plus de chance de mieux performer à court terme.
  • La qualité : Les entreprises de qualité (mesurée par la marge brute, la volatilité des bénéfices ou encore l’endettement) ont une meilleure performance boursière que la moyenne.
  • La faible volatilité : Les actions les moins volatiles sont les plus performantes (ce facteur est contre-intuitif).

Le facteur « dividende élevé » est souvent celui qui est le plus mis en avant dans les ETF. Il s’agit cependant du facteur le moins bien documenté concernant une éventuelle surperformance. De plus, il est influencé par d’autres facteurs (valorisation, qualité) et par les taux d’intérêt des obligations.

Mixer les facteurs afin de réduire les risques

Certains facteurs peuvent néanmoins sous-performer sur de longues périodes, ce qui les rend difficiles à suivre. C’est le cas des facteurs taille et valorisation.

Au contraire, les deux facteurs qui surperforment le plus souvent le marché sur cinq ans sont le momentum et la qualité (90% de chance de surperformance chacun).

Combiner différents facteurs faiblement corrélés, qui réagissent différemment aux cycles économiques, permet de minimiser le risque de sous-performance.

L’indice MSCI USA Diversified Multifactor est un exemple d’indice multifactoriel.

Il faut cependant noter que les ETF factoriels auront des frais supérieurs aux ETF qui suivent passivement le marché, car leur taux de rotation (renouvellement des actions au sein de l’indice) est beaucoup plus élevé.

La performance future des facteurs Smart Beta

Certains considèrent que les facteurs Smart Beta sont voués à moins bien performer, car ils sont plus connus aujourd’hui.

Cependant, aucune baisse de performance significative n’a été enregistrée.

Un facteur dont la nature de la surperformance est liée à un risque à de fortes chances de perdurer… à moins que ce risque diminue.

Les facteurs devraient donc continuer à superformer le marché (particulièrement pour les plus robustes, comme la valorisation et la momentum), mais peut-être dans une moindre mesure qu’auparavant.

Les ETF Smart Beta

Quelques exemples d’ETF Smart Beta :

  • Momentum : Amundi MSCI Europe Momentum Factor (0,23% de frais et 135 M€ d’encours)
  • Faible volatilité : Amundi MSCI Europe Minimum Volatilité (0,23% de frais et 153 M€ d’encours)
  • Qualité : Amundi MSCI Europe Quality Factor (0,23% de frais et 158 M€ d’encours)
  • Valorisation : Lyxor MSCI EMU Value (0,4% de frais et 232 M€ d’encours)
  • Taille : Lyxor MSCI EMU Small Cap (0,4% de frais et 259 M€ d’encours)

La sélection quantitative d’actions

Les études montrent que les facteurs semblent mieux fonctionner pour les petites capitalisations. Cependant, il n’existe presque aucun ETF Smart Beta pour ces actions.

Il est donc possible d’acheter soi-même des actions de petites capitalisations correspondant aux critères Smart Beta, afin de simuler ce que ferait un ETF.

Cette stratégie pourra produire de bons résultats, mais nécessite plus de temps (il faudrait revoir le portefeuille régulièrement), et sera plus risquée (les ETF seront toujours beaucoup plus diversifiés).

Les obligations et les fonds en euros

Les obligations d’état

Les obligations sont de la dette. Un État ou une entreprise emprunte du capital à un investisseur, puis s’engage à rembourser le montant de l’emprunt à une certaine échéance, et à lui verser des intérêts de manière régulière.

Les obligations sont soumises à deux risques :

  • Le risque de défaut, ou de non-remboursement
  • Le risque d’inflation, si elle est supérieure aux intérêts perçus

Les obligations à court terme (échéance de moins de trois ans) sont moins rémunératrices et performantes que les obligations à long terme (plus de dix ans), qui ont un risque et une volatilité supérieure.

L’intérêt des obligations d’État est leur corrélation négative avec les actions lors des krachs boursiers. Ce phénomène est à la fois lié au « flight to quality » (la recherche d’investissements plus solides quand les actions chutent) et à la baisse des taux d’intérêts servant à relancer l’économie.

Comparativement aux actions, les obligations ont historiquement une performance inférieure, mais elles sont également moins volatiles.

Mixer des actions et des obligations permet, étant donné leur faible corrélation, de réellement diminuer le risque.

Certaines obligations sont indexées sur l’inflation (les TIPS : Treasury Inflation Protected Securities), afin de se protéger contre les périodes de forte inflation.

Cependant, ces obligations semblent être plus volatiles, et leur performance dépend du niveau futur d’inflation, qui est inconnu.

Les obligations d’entreprises

Les obligations d’entreprises sont appelées obligations « Corporate« .

Leur risque de défaut dépend de la santé de l’entreprise qui les émet.

Les obligations de bonne qualité sont appelées « Investment Grade » et les obligations de moins bonne qualité sont appelées « Hight yield« 

Elles ont une performance légèrement supérieures aux obligations d’état, mais sont beaucoup plus corrélées aux actions. Leur effet diversificateur et protecteur lors des crises est donc inférieur.

Les obligations High Yield sont les plus performantes. Cependant, leur liquidité est parfois faible, ce qui engendre des écarts de réplication pour les ETF.

De plus, ce type d’obligations est volatil est plutôt corrélé avec les actions, ce qui fait qu’on devrait plutôt les considérer comme des actions.

Les obligations étrangères

Investir dans des obligations étrangères implique de s’exposer aux fluctuations des devises, ce qui accroît la volatilité des obligations.

Étant donné que se couvrir contre ces fluctuations a également un coût, il est préférable de se cantonner aux obligations de la zone euro, dont les ETF sont, en plus, moins chers.

La dette des pays émergents en dollars a connu une performance intéressante sur les 20 dernières années, mais avec une volatilité et un risque qui se rapproche des actions.

De plus, les obligations émergentes sont davantage corrélées avec les actions que les obligations d’état de pays développés.

Si l’on veut augmenter la performance et le risque de son portefeuille, il peut être plus simple d’augmenter la part de son portefeuille en actions plutôt que d’ajouter de la dette émergente.

La performance future des obligations

La performance des obligations est liée aux taux d’intérêt. La baisse des taux fait prendre de la valeur aux obligations.

Aujourd’hui, les taux d’intérêts sont historiquement bas, ce qui peut laisser penser qu’ils ne pourront que remonter à l’avenir.

Il est (…) assez probable de voir une très faible performance des obligations d’État dans les prochaines années.

Les ETF obligataires

Les ETF obligataires sont accessibles via un CTO ou une assurance vie (note : il existe désormais un ETF obligataire éligible au PEA).

Du fait des frais des assurances vie, et de leur fiscalité désormais proche de celle d’un CTO, il est préférable d’investir dans des ETF obligataires via un CTO (note personnelle : la fiscalité des assurances vie est à mon sens encore bien plus intéressante que sur un CTO, je ne partage donc pas le point de vue de l’auteur).

Exemple d’ETF obligataires :

  • Obligations d’État : Amundi ETF Govt Bond EUROMTS Broad Investment Grade 10-15 (0,14% de frais et 122 M€ d’encours)
  • Obligations d’entreprises : Lyxor Euro Corporate Bond (0,2% de frais et 1,1 Mds € d’encours)

Les fonds en euros

Les fonds en euros sont constitué à 80% d’obligations, et sont donc un autre moyen d’investir dans des obligations. Leur rendement est également lié aux taux d’intérêts.

Les fonds en euros sont distribués par les assurances vie, qui ont accumulé d’importantes réserves du fait de la baisse des taux. Les fonds en euros sont donc plutôt sécurisés.

Ceci étant, il n’est pas impossible que l’État ne bloque leur retrait en cas de crise. Ils seraient donc moins liquides que des ETF.

Cependant, les fonds en euros constituent une bonne alternative aux ETF obligataires, car leur rendement actuel n’est pas inférieur aux prévisions de rendements des obligations.

Les biens tangibles

Les biens tangibles regroupent un certain nombre de classes d’actif « réelles », telles que l’immobilier, les matières premières et les métaux précieux.

L’immobilier

La hausse des prix de l’immobilier, nette d’inflation, a été inférieure de 1,8%/an en moyenne à celle des actions (sans compter les dividendes) sur les 40 dernières années.

La rentabilité réelle d’un bien immobilier est bien souvent nettement inférieure à la rentabilité perçue. La rentabilité perçue des actions est, elle, en général, largement sous-estimée.

Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier), ou foncières, permettent d’investir sans les contraintes de l’investissement immobilier en direct. Elles peuvent être intégrées dans certaines assurances vie.

S’il est possible d’emprunter pour investir dans les SCPI, elles comportent néanmoins des frais importants (frais d’entrée et de gestion, pleine imposition), contrairement aux ETF.

Les SIIC (Société d’Investissement Immobilier Cotée), ou REIT (Real Estate Investment Trust), sont des foncières cotées.

Contrairement aux SCPI, leur valeur dépend du marché. Leur volatilité et leur performance, dividendes inclus, sont similaires aux actions.

Les SIIC constituent une diversification intéressante, car elles ne sont que moyennement corrélées aux actions la plupart du temps (lors de la crise financière et immobilière de 2008, la corrélation s’est cependant révélée très forte).

Il peut donc paraitre utile d’ajouter, dans des proportions raisonnables, de l’immobilier dans son portefeuille.

Exemple d’ETF de foncières cotées (SIIC) :

  • Amundi FTSE EPRA Real Estate Europe : 0,35% de frais et 60 M€ d’encours (éligible au PEA)
  • Lyxor FTSE EPRA/NAREIT Global Developed : 0,45% de frais et 76 M€ d’encours

Les matières premières

Les matières premières comme le pétrole, les métaux ou les produits agricoles sont en principe peu corrélées aux actions (elles l’ont pourtant été en 2008) et aux obligations.

Cependant, les matières premières ne génèrent aucun dividende, ce qui limite leur intérêt. Leur performance historique est, de plus, inférieure à l’inflation depuis un siècle (indice CRB).

Par ailleurs, un ETF ne peut pas acheter directement des matières premières (cela poserait d’énormes problèmes). Il achète donc régulièrement des contrats « futures » (un paiement aujourd’hui pour une livraison différée de quelques mois), ce qui fait perdre de la performance aux ETF.

Pour ces raisons, les matières premières sont donc plus des produits de spéculation, à éviter pour un investisseur individuel.

Exemple d’ETF de matières premières :

  • Lyxor Commodities CRB Thompson Reuters/CoreCommodity : 0,35% de frais et 850 M€ d’encours

L’or

L’or a la réputation d’être décorrélé des autres actifs, et de protéger contre l’inflation et les crises.

Il se trouve en bonne place dans le Permanent Portfolio d’Harry Browne, un portefeuille (constitué de 25% d’or) qui a eu un excellent rapport performance/risque sur les 50 dernières années, et qui n’a perdu que 1% en 2008.

Plusieurs études ont montré que si l’or était de manière générale moins corrélé à l’inflation que ce qu’on pourrait penser, il pouvait néanmoins absorber l’inflation lors des périodes de forte inflation.

Le comportement de l’or en période de crise est également intéressant :

Lorsque la bourse a baissé de plus de 20%, l’or a progressé dans 80% des cas.

Bien que l’or soit plus volatil que les actions, il peut permettre de réduire les risques dans certaines situations, au sein d’un portefeuille diversifié.

Il est possible d’acheter de l’or en pièce ou en lingots, mais il existe aussi des ETF adossés à de l’or physique (vidéo en lien : Comment investir dans l’or avec des ETF)

  • ETFS Gold Bullion Securities, 0,4% de frais

Le pilotage du portefeuille

L’évolution du portefeuille au cours de la vie

Les différentes composantes du patrimoine

Un portefeuille d’ETF peut avoir plusieurs objectifs : acheter une maison, financer sa retraite, etc.

Le patrimoine global d’un individu dépend de 3 facteurs :

  • Le capital financier : la capacité d’épargne et le rendement des investissements
  • Le capital retraite : l’épargne forcée du système des retraites
  • Le capital humain : la capacité à travailler et à créer des revenus

Le capital humain est particulièrement important, et impacte les autres facteurs. Il est donc important d’investir en soi, et cela tombe bien car le lazy investing ne demande que très peu de temps.

L’évolution du patrimoine financier

Lorsqu’on est jeune et que l’on a un petit capital, il est recommandé d’investir massivement dans des actions car une chute des actions n’est pas préjudiciable lorsque l’on a un long horizon d’investissement devant soi (c’est même une opportunité d’achat à bas coût).

Il est optimal d’investir de la manière la plus risquée possible lorsque l’on a du temps devant soi.

Toutefois, il faut aussi prendre en compte la psychologie et la tolérance au risque de l’investisseur. Tout le monde n’est pas capable de supporter une chute de 50% de son portefeuille.

La tolérance étant difficile à évaluer avant d’avoir été réellement confronté au risque, il est préférable de commencer à investir de manière plus défensive (moins de 50% d’actions), puis d’ajuster la répartition en fonction de sa réaction aux chutes.

Tant que l’on n’a pas vécu cette chute, la perception de l’acceptabilité (du risque) peut être fortement erronée.

L’atteinte d’une bonne performance à long terme dépend de la capacité de l’investisseur à continuer à investir dans les périodes de pessimisme (quand les médias annoncent la fin du capitalisme). D’où l’importance de bien adapter son niveau de risque à sa psychologie.

Le portefeuille en phase de consommation

La phase de consommation correspond à l’utilisation de l’argent accumulé pour en vivre.

Il est cependant difficile d’estimer ses besoins financiers futurs et le capital nécessaire pour y subvenir, qui viendra compléter la pension retraite.

D’un autre côté, les portefeuilles peuvent fluctuer à court terme, et faire varier le revenu que l’on peut en tirer.

Le portefeuille phase de consommation devra cependant être nettement moins offensif. En effet, les pertes ne peuvent plus être compensées par un nouvel apport en capital.

Considérer comme revenu stable l’argent distribué sous la forme de dividendes peut être une bonne idée, car les dividendes fluctuent moins que le cours des actions, et leur progression dépasse souvent l’inflation.

Cependant, ne compter que sur les dividendes demandera un capital bien plus élevé.

Les études et simulations historiques montrent qu’on peut retirer chaque année 4% du capital de son portefeuille, ajusté à l’inflation, sans mettre en danger son patrimoine.

Un retraité pourrait donc tirer ses revenus de plusieurs sources :

  • Sa pension retraite
  • Sa résidence principale remboursée, ce qui lui permet d’économiser un loyer
  • Des retraits annuels de 3 ou 4% sur son patrimoine financier

La maintenance de l’allocation cible

Rééquilibrer son portefeuille permet de maintenir l’allocation ciblée (par exemple, 70% en actions et 30% en obligations).

Sans rééquilibrage, la répartition du portefeuille risque de dériver année après année, et de ne plus correspondre au profil de risque de l’investisseur.

Le rééquilibrage peut s’effectuer une fois par an, ou lorsque la déviation du portefeuille par rapport à l’allocation ciblée dépassé un certain seuil fixé à l’avance (5% par exemple).

Un portefeuille régulièrement rééquilibré pourra voir sa volatilité baisser, et parfois sa performance augmenter.

Une des questions qui revient souvent concerne le placement d’une somme importante (épargne ou héritage). Vaut-il mieux l’investir régulièrement ou en une seule fois ?

Statistiquement, l’investissement en une fois donne de meilleurs résultats dans la majorité des cas (car les marchés progressent plus souvent qu’ils ne baissent).

Cependant, investir en plusieurs fois permet de gagner en sérénité, en écartant le risque de tout investir avant une baisse.

Tout dépend de l’aversion au risque de l’investisseur, et de la façon dont il gère ses émotions.

L’allocation tactique

L’allocation tactique dévie temporairement de l’allocation stratégique afin de tenter d’avoir un meilleur rapport performance sur risque.

Il est possible de définir une allocation par zone géographique en tenant compte du niveau de valorisation de différents pays (mesurée par exemple par le CAPE).

Ce type de stratégie donne historiquement de meilleurs résultats, mais peut également sous-performer pendant des années.

Une autre variante de l’allocation tactique consiste à investir en utilisant le phénomène de momentum.

Le momentum consiste à investir dans des actifs qui ont le plus monté sur une période de trois mois à un an et demi.

L’utilisation du momentum a permis, historiquement, d’éviter les grandes crises, même s’il ne superforme pas tout le temps le marché.

L’objectif premier du momentum est donc de réduire les risques.

Plusieurs modèles de suivi du momentum existent :

  • Gary Antonacci et sa méthode de « Dual Momentum » combine les momentum absolu (les actifs dont le momentum est supérieur à 0) et relatif (le meilleur momentum entre plusieurs actifs) en utilisant deux zones géographiques
  • Mebane Faber utilise une technique avec les trois classes d’actifs ayant le momentum le plus fort parmi un ensemble d’actifs identifiés à l’avance.

Les stratégies de momentum sont (…) statistiquement bien plus robustes que les stratégies value.

Le momentum (acheter ce qui monte) n’est par forcément antinomique avec la valorisation (acheter ce qui est bas), car le premier opère sur une échelle de temps d’environ un an, tandis que la seconde peut prendre des années avant de porter ses fruits.

La psychologie de l’investisseur

Les investisseurs sont soumis à de nombreux biais psychologiques et émotionnels, qui tendent à les faire dévier de leur stratégie.

Une perte coûte émotionnellement deux à trois fois plus qu’un gain du même montant.

Plusieurs études ont montré que les investisseurs sous-performaient les fonds dans lesquels ils investissaient, car ils vendent et achètent souvent au mauvais moment. Leurs décisions semblent uniquement guidées par les cours de la bourse.

L’investisseur doit être conscient de ses propres biais émotionnels, et respecter quelques principes de base :

  • Adopter une stratégie simple, pour faciliter la prise de décision et limiter le risque d’erreur
  • Regarder son portefeuille le moins souvent possible
  • Éviter de prendre des décisions dans des états de stress ou d’euphorie
  • Étudier les tendances de fond, plutôt que les analyses à courte terme des médias

Bien investir, c’est se connaître soi-même, connaître ses limites et ne pas se sentir supérieur aux autres.

La théorie des marchés efficients et la finance comportementale peuvent paraître opposées à première vue :

  • La première montre qu’il est presque impossible de faire mieux que le marché (la proportion de fonds actifs qui sous-performent leur indice de référence en est la preuve).
  • La seconde montre que l’être humain et l’investisseur sont tout sauf rationnels, et qu’il est parfois possible d’exploiter certains biais, comme cherchent à le faire les indices Smart Beta.

Mais aucune de ces deux approches n’est parfaitement juste, et il est possible de prendre le meilleur de chacune d’entre elles.

L’assemblage des classes d’actifs

L’utilité des différentes classes d’actif

Les différents modèles de portefeuilles cherchent à optimiser leur performance par rapport au risque. C’est un exercice complexe, car le risque n’est pas défini uniquement par la volatilité, et est propre à chacun.

Néanmoins, il est utile de garder en tête le rôle des différentes classes d’actifs au sein d’un portefeuille :

  • Les actions sont la classe d’actifs la plus performante, mais aussi le plus sensible aux crises économiques
  • Les obligations ont une performance globale inférieure aux actions, mais elles ont l’avantage d’être peu corrélées avec elles, et de contre-balancer la baisse des actions pendant les crises (surtout concernant les obligations d’État).
  • L’immobilier est un source de diversification intéressante, notamment au travers des foncières cotées. Il offre une protection supplémentaire contre l’inflation.
  • L’or conserve sa valeur dans le temps et peut avoir un effet protecteur lors des crises, mais il peut varier fortement sur des cycles assez longs, en partie lié à son rapport complexe avec les États.

Exemples de portefeuilles

Un bon portefeuille financier est celui qui correspond à l’épargnant.

Voici quelques exemples de portefeuilles basés sur la répartition classique 60/40 (60% actions, 40% obligations), que l’on retrouve souvent aux États-Unis.

Portefeuille le plus simple, dans une assurance vie :

  • 60% Lyxor MSCI World
  • 40% fonds en euros

Portefeuille avec plusieurs ETF par zones géographiques, moins coûteux qu’un ETF monde :

  • 30% BNPP EasyETF S&P500
  • 20% Vanguard FTSE Developed Europe
  • 10% Amundi MSCI Emerging Markets
  • 40% fonds en euros

Portefeuille très diversifié avec des petites capitalisations, basé sur le modèle du fonds souverain norvégien :

  • 35% Amundi MSCI World
  • 5% Lyxor MSCI EMU Small Cap
  • 5% Amundi Russell 2000
  • 5% Amundi MSCI Emerging Markets
  • 5% SCPI
  • 5% Amundi ETF Global Emerging Bonds ($)
  • 30% db x-trackers Global Sovereign
  • 10% Lyxor Euro Corporate Bond

Il n’y a pas de « meilleur » portefeuille. Il y a le portefeuille qui vous convient, car vous avez compris comment il devait réagir; et est adapté à votre profil de risque et à votre capital humain.

Comment débuter ?

Le plus grand risque est de s’appuyer sur un portefeuille qui ne correspond pas à un niveau de risque adapté.

Pour cette raison, il est important de n’investir que progressivement vers des actifs risqués.

Par ailleurs, il est illusoire d’attendre le bon moment (une baisse) pour commencer à investir : la bourse monte à long terme, et atteint régulièrement de nouveaux plus hauts.

Les études montrent qu’attendre crée un coût d’opportunité, et qu’il valait mieux commencer à investir à n’importe quel moment, et sur une base régulière.

Conclusion

Du fait de leur transparence et de leurs faibles coûts, les ETF devraient occuper une place importante dans un portefeuille financier.

L’investisseur peut aussi observer d’autres bonnes pratiques :

  • Adapter son portefeuille à sa situation personnelle.
  • Commencer jeune et investir progressivement (les erreurs seront source d’enseignement et moins pénalisantes).
  • Rester dans la simplicité, sans trop se poser de questions, mais avec discipline.

Mon avis sur « Créer et piloter un portefeuille d’ETF »

Très complet, ce livre explique tout ce qu’il faut savoir sur les ETF pour y investir. Son point fort est d’avoir été écrit par un Français : sa méthode d’investissement est donc directement applicable.

Il aborde notamment l’allocation en classes d’actifs et la diversification, un point capital souvent oublié par les investisseurs. Ils en payent le prix lors des crises.

Le livre d’Édouard Petit ne s’adresse pas vraiment aux débutants, qui le trouvera probablement un peu trop complexe. Car l’investissement est paradoxal : c’est une discipline que l’on peut appliquer très simplement, mais dans laquelle on peut aussi se poser des questions parfois assez complexes, et qui n’ont aucune réponse certaine.

Et ce livre apporte à la fois des réponses simples, mais sans chercher à éviter la complexité de certains sujets.

Pour l’investisseur débutant, le risque est alors de ne rien faire, ce qui sera pire que d’accepter d’agir sans avoir eu réponse à absolument tout, mais en ayant compris les principes de bases.

Car en investissement, l’essentiel reste le passage à l’action. Et ce livre donne toutes les clés pour agir. Cependant, si des passages du livre vous paraissent trop complexes, laissez-les de côté et concentrez-vous sur ce que vous comprenez. Ce sera probablement largement suffisant pour investir avec succès.

Concernant les fonds en euros, l’auteur considère qu’ils sont la meilleure façon d’investir dans des obligations. Les modèles de portefeuille présentés en fin de livre comportent d’ailleurs une large proportion de fonds en euros.

Je ne partage pas cet avis, car les fonds en euros ont une très faible performance, et privent les portefeuilles d’une partie de l’effet équilibrant des obligations (grâce à leur corrélation inverse avec les actions en période de crise).

Cependant, comme le souligne Edouard Petit, un portefeuille constitué d’un seul ETF monde et d’un bon fonds en euros est assurément la façon la plus simple (mais sans être la seule) de pratiquer le lazy investing (l’investissement paresseux), la méthode d’investissement qui génère les meilleurs résultats, et qui est décrite dans ce livre.

Points forts :

  • Le livre de référence sur les ETF, ultra-complet et adapté au contexte français.
  • Aborde l’allocation d’actifs, qui bien que fondamentale, est souvent ignorée par les investisseurs particuliers.
  • Des chapitres intéressants et bien documentés, comme sur le Smart Beta ou l’allocation tactique.

Points faibles :

  • Certains passages sont assez techniques, et leur compréhension n’est pas nécessaire pour investir, ce qui risque de freiner les investisseurs débutant
  • L’auto-édition du livre fait perdre un peu en netteté et en confort de lecture

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