Dans quoi investir: 8 investissements à la loupe

Quels sont les meilleurs investissements

Investir, vous dîtes ?

Investir est un mot que l’on entend souvent. Pour des achats courants (« J’ai investi dans un nouveau téléphone »), pour le temps (s’investir dans un projet, une cause), ou dans l’attente d’un ROI (en français: Retour sur Investissement) sonnant et trébuchant. Le troisième sens nous intéressera plus particulièrement dans cet article, même si on est aussi tous amenés à acheter des choses et à donner de son temps également.

Étymologie: Du latin investir (revêtir, garnir) avec in (dans, sur) et investis (vêtement).

N’empêche qu’on peut très bien dire qu’on a investi dans le dernier iPhone, à défaut de vêtement. Ça passe bien dans la langue française, un peu moins en matière d’investissement. Le premier est synonyme de passif, le second d’actif, et c’est bien d’actifs que l’on parle ici.

On ne s’étendra pas sur le sujet, mais pour clarifier un peu les choses: un passif est quelque chose qui coûte, un actif est quelque chose qui rapporte. J’y reviendrai sûrement plus en détail dans un prochain article.

L’objectif est donc d’investir dans des actifs, d’avoir un retour sur investissement. Pour cela, il faut investir dans des supports d’investissement. Quels sont-ils ? Comment peut-on y investir ? Quels sont les risques ? Et quel ROI peut-on espérer pour chacun ?

Au préalable, il faut pouvoir consacrer une partie de ses revenus à l’investissement. Cet article explique comment faire.

L’investissement peut prendre différentes formes, et il existe des supports d’investissement aux caractéristiques bien différentes.

Les actions

Investir dans des actions

Définition

Les actions sont des parts d’une entreprise. En achetant une action, vous devenez propriétaire d’une portion de l’entreprise qui a émis l’action. Chaque action a un prix défini, et ce prix évolue dans le temps sur le marché des actions (la bourse) en fonction de l’offre et de la demande.

En achetant une action d’une société, vous détiendrez un certain pourcentage de la société, en fonction du nombre d’actions qui auront été émises. Selon le type d’action, vous pouvez en tant qu’actionnaire participer aux décisions sur la gestion de l’entreprise.

La capitalisation boursière d’une société équivaut au nombre d’actions émises, multiplié par le prix d’une action. Apple a par exemple été la première entreprise à dépasser les mille milliards de dollars de capitalisation boursière lors de l’été 2018.

Posséder une action donne potentiellement droit à un intéressement aux résultats de l’entreprise. Concrètement, si l’entreprise a réalisé des bénéfices en fin d’année, elle peut décider d’en consacrer une partie à la rémunération de ses actionnaires. Cette rémunération est appelée dividende.

Le ratio cours / bénéfice (Price/Earning Ration en anglais ou P/E) correspond au prix de l’action divisé par le bénéfice par action. Le Ratio P/E est souvent considéré comme un indicateur des perspectives de l’entreprises. Un faible ratio P/E est le signe d’une action peu recherchée ou dont le prix est sous-évalué. Un ratio P/E élevé est le signe d’une action très recherchée ou sur-évaluée.

Un autre ratio intéressant à considérer est la couverture du dividende: bénéfice par action / dividende net par action. Un ration de couverture du dividende élevé suggère une entreprise stable et rentable.

Le rendement

L’évolution de la valeur des actions peut varier fortement d’une entreprise à l’autre. Grâce aux indices boursiers, il est possible de se faire une idée de l’évolution globale du marché des actions. L’évolution des indices boursiers est la petite information glissée en fin de journal télévisé: « la bourse de Paris a aujourd’hui reculé de 0,4%. »

Quelques exemples de marchés boursiers:

  • Le CAC 40: la bourse de Paris, qui regroupe les 40 plus grosses sociétés françaises cotées en bourse
  • Le Dow Jones: la bourse de New York, qui regroupe les 30 plus grosses sociétés américaines cotées
  • Le FTSE: la bourse de Londres, qui regroupes les 100 premières entreprises cotées sur le marché britannique

Historiquement, le rendement des actions a été de 11%/an sur les 40 dernières années sur le marché américain. Le CAC40 affiche également une performance de +11%/an en moyenne depuis sa création en 1987. La bourse monte à long terme.

Il est aussi possible de s’intéresser aux actions, non pour leur prix, mais pour le rendement en dividende qu’elles versent à leurs actionnaires.

Les risques

Les actions sont l’actif financier qui, historiquement, performe le plus. Mais c’est également l’actif le plus volatile.

Si l’on remonte plus loin, lors de la crise de 1929, les actions ont perdu en moyenne 80% de leur valeur.

Depuis le début du 21ème siècle, les marchés sont passés par deux crises majeures (Bulle internet en 2001/2002 et crise des Subprimes en 2008) qui ont vu les marchés chuter de 50%.

Comment investir dans les actions

En ouvrant un compte titre (CTO) ou un PEA auprès d’un courtier (De Giro, Bourse Direct, Binck…) ou d’une banque en ligne qui propose ce service (Fortuneo, Boursorama…).

Le PEA étant une spécificité française, il n’est pas possible d’en ouvrir un auprès d’un courtier étranger.

Il est aussi possible d’acheter indirectement des actions en investissant dans des fonds qui possèdent un portefeuille d’actions (les fonds communs de placement) ou qui cherchent à répliquer un indice boursier (les fonds indiciels, ou trackers)

À noter qu’il existe également des actions non cotées. Il n’est donc pas possible d’en acheter sur le marché boursier.

Vidéo complémentaire

La bourse et le financement des entreprises
Vente à découvert

Il est aussi possible de parier à la baisse sur les actions. On appelle cela « shorter les actions ». Le principe consiste à se faire prêter des actions pour les vendre, avant de les racheter à un cours plus bas. Le prêt d’actions engendre des coûts sur de détentions liés à la durée de l’opération. Shorter un actif est un peu particulier, dans le sens où l’on parie contre l’économie. C’est le sujet du film « The Big Short », qui se passe pendant la crise de 2008.

Les obligations

Investir dans les obligations

Définition

Les obligations sont des titres de créance émis par des institutions ou des entreprises afin de s’endetter. L’organisme qui émet des obligations s’engage à les rembourser selon une échéance précise.

Chaque obligation donne droit à un coupon en échange de l’argent prêté. Le coupon constitue la rémunération du créancier, les intérêts de la dette. Le coupon est un peu l’équivalent du dividende.

Il y a plusieurs types d’obligations:

  • Les obligations d’état: émises par les états, elles sont généralement reconnues comme étant stables et sûres.
  • Les obligations d’entreprises: elles sont émises par des entreprises en recherche de liquidités.

Elles peuvent courir sur une durée plus ou moins longue (de un à trois ans jusqu’à plus de 25 ans) à la fin de laquelle l’obligation est remboursée au détenteur. On parle alors de la maturité de l’obligation.

Le rendement

Les obligations sont derrière les actions en termes de performance historique (historiquement entre 6 et 8%/an selon leur durée). C’est lié est au fait qu’elles sont plus sûres que les actions: la performance attendue est donc plus faible.

Leur évolution ne suit pas celui des actions. En période d’incertitude ou de crise, elles sont considérées comme des valeurs refuge par les investisseurs, qui vendent leurs actions pour acheter des obligations. On parle alors du « flight to quality », le vol vers la qualité: les investisseurs vendent les actifs risqués pour investir dans actifs plus sûrs.

La durée des obligations influe sur leur rendement. Les obligations à long terme affichent un meilleur rendement (définir par les taux d’intérêts) que celles à court terme. En contrepartie, les obligations à long terme sont un peu plus volatiles.

Courbe des taux d'intérêt du Trésor Américain

La valeur des obligations émises varie de manière inversement proportionnelle aux taux d’intérêts définis par les banques centrales. Si les taux d’intérêts montent, alors la valeur des nouvelles obligations baissent pour compenser le versement d’un coupon plus élevé (le coupon suit quant à lui les taux d’intérêts). Inversement, si les taux baissent, alors la valeur des obligations augmente.

C’est pour cette raison que les obligations sont dites déflationnistes. Leur valeur augmente pendant les périodes de désinflation, et baisse pendant les périodes d’inflation (quand les taux montent).

Les risques

Le risque principal qui accompagne la souscription d’obligations est la faillite de l’organisme émetteur.

Si l’émetteur est un pays solide économiquement comme l’Allemagne ou les États-Unis, le risque que ces états fassent faillite est extrêmement faible. En revanche, les obligations de pays comme la Grèce ou l’Italie sont un peu plus risquées, ce qui assure un taux d’intérêt également plus intéressant.

Les obligations d’entreprises sont considérées comme étant moins solides que les obligations d’Etat. Pour cette raison, elles offrent généralement un coupon plus élevé. Il est possible d’évaluer leur risque de défaut en consultant la note donnée par les agences de notation (ex: Standard & Poor’s).

Comment investir dans les obligations

Auprès de l’organisme émetteur, qu’il soit public ou privé.

Les fonds en euros des assurances vie sont très majoritairement constitués d’obligations. Avoir un fond en euros au sein d’une assurance vie revient donc à investir indirectement dans des obligations, cependant de manière moins rentable: une partie du rendement est conservé par l’organisme émetteur de l’assurance vie.

Il est aussi possible d’investir dans les obligations via des fonds gérés ou des fonds indiciels, par un courtier ou au sein d’une assurance vie.

Vidéo complémentaire

Comprendre les obligations – Heu?reka

Les matières premières

Investir dans les matières premières

Définition

Les matières premières englobent tout ce qui est métaux précieux (or, argent, nickel…), denrées agricoles (maïs, cacao…) et ressources énergétiques (gaz naturel, pétrole…).

Les matières premières sont très sensibles aux tensions géopolitiques (énergie, agriculture) et au stress économique.

L’or est la principale valeur refuge. Les investisseurs aiment avoir une part d’or dans leur portefeuille, car cela les protège à la fois de l’inflation, d’une dévaluation monétaire et des crises économiques.

Dans un scénario catastrophe, si la monnaie devait disparaître, l’or prendrait probablement sa place.

Le rendement

Depuis la fin de la convertibilité du dollar en or en 1971, l’or fluctue autour des 7% par an en moyenne. Cependant, l’or évolue selon des cycles longs. De 1972 à 1980, l’or a pris 1400%, avant de reperdre lentement plus de 50% de sa valeur de 1980 à 2001. De 2002 à 2012, un nouveau cycle haussier lui a fait gagner 500%. Depuis 2012, l’or est à nouveau dans un cycle de stabilisation/léger recul.

L’or comme les autres matières premières ne rapporte aucun dividende: cela semble évident mais il faut en être conscient.

Concernant les autres matières premières, leur rendement varie individuellement, selon la demande et les tensions géopolitiques, et souvent avec une volatilité importante. Pour cette raison, il peut être intéressant d’investir dans un panier de matières premières, afin de lisser un peu leur volatilité.

Les matières premières ne sont des actifs qui feront la performance d’un portefeuille d’investissement à long terme. En revanche, leur grande volatilité peut permettre à un investisseur de protéger son capital en cas de choc géopolitique, ou de crise mondiale. L’or a grimpé en flèche pendant les deux chocs pétroliers, puis dans les années 2000, qui ont connu deux grandes crises économiques.

La grande volatilité de l’or fait qu’une petite part d’or suffit pour équilibrer la totalité d’un portefeuille.

Les risques

Les matières premières sont très volatiles, bien plus que les actions. Toute crise ou tension géopolitique relative à l’énergie ou aux denrées agricoles peut entraîner une grande variation des prix. À l’inverse, une période de prospérité pourra voir les matières premières chuter.

Comment investir dans les matières premières

Il est possible d’en posséder physiquement. Par exemple, vous pouvez acheter de l’or (du vrai), et le placer dans le coffre d’un banque en Suisse (pour le cliché 🙂 ). Des sociétés proposent ce genre de prestations.

Il est aussi possible d’investir dans des fonds reproduisant le cours de l’or, des sociétés minières, des certificats or (l’or papier) ou encore dans un panel de matières premières (or, argent, zinc, pétrole…) afin d’obtenir une plus grande diversification.

L’immobilier

Investir dans l'immobilier

Définition

L’immobilier est une forme d’investissement très pratiquée en France. Un investissement immobilier physique peut prendre plusieurs formes:

  • La location nue/meublée
  • La colocation
  • La location courte durée
  • L’achat de place de parking
  • Les immeubles de rapport
  • L’achat de terrains
  • L’achat/revente
  • Les viagers

Il est aussi possible d’investir dans l’immobilier de manière indirecte (on parle de pierre papier):

  • Les parts de SCPI (Société Civile de Placement Immobilier): on parle d’immobilier non côté
  • Les SIIC (Société d’Investissement Immobilier Cotée): les fonds immobiliers côtés en bourse
  • Les obligations émises par des promoteurs afin de financer de nouveaux projets (crowdfunding immobilier)

Le rendement

Il y a beaucoup de formes d’investissement en immobilier, les rendements sont donc très variables. Pour l’immobilier physique, la localisation aura un impact important sur le rendement, tout comme la nature du projet.

L’immobilier non physique côté (les SIIC) affiche des rendements très proches de celui des actions (11%), mais avec une volatilité supérieure.

Les SCPI affichent généralement un rendement proche de 4 ou 5%. Le crowdfunding oscille entre 8 et 10%.

Les risques

Il y a autant de risques que de type d’investissement. Pour l’immobilier physique comme pour les SCPI, l’absence de locataire ou des travaux imprévus sont des risques à considérer.

L’immobilier côté sera quant à lui directement exposé aux crises immobilières (vous vous rappelez 2008 ?).

Les obligations immobilières supportent le même risque que les autres types d’obligations, celui lié à la solidité de l’organisme émetteur. L’échec du projet immobilier est un risque supplémentaire.

Comment investir dans l’immobilier

Pour l’immobilier physique, ce n’est pas la peine de faire un dessin, a priori tout le monde le sait (en gros: recherche d’un bien, entente sur un prix avec le vendeur, passage devant le notaire, remise des clés, travaux éventuels).

On peut acheter de l’immobilier côté comme des actions, via un courtier, mais également via une assurance vie.

Les parts de SCPI peuvent être souscrites directement auprès des SCPI, ou via le marché secondaire.

Les crypto-monnaies

Investir dans les crypto-monnaies

Définition

Les crypto-monnaies sont l’actif à la mode, ou plutôt étaient, avant l’éclatement de la bulle spéculative sur le Bitcoin fin 2017.

Les crypto-monnaies sont des monnaies électroniques décentralisées basées sur le protocole de la blockchain. Elles sont décentralisées car elles n’appartiennent à aucun état, et ne sont donc pas régulées.

Contrairement aux monnaies nationales, les crypto-monnaies sont déflationnistes. Leur création est de plus en plus difficile (comme une ressource naturelle qui s’épuise) et leur quantité est limitée à un certain nombre. Inversement, les états peuvent imprimer autant de billets qu’ils le souhaitent pour l’injecter dans l’économie ou résorber une dette. Mais cela participe à créer de l’inflation, et à la dévaluation de la monnaie.

Ainsi, les monnaies étatiques perdent historiquement de la valeur au cours du temps, tandis que les crypto-monnaies seront appelées à en gagner si de plus en plus de monde les utilisent.

À l’heure actuelle, les crypto-monnaies sont essentiellement utilisées à des fins spéculatives, car elles n’ont pas encore de réelle utilité dans la vie quotidienne.

Leur valeur pourrait encore largement augmenter dans le cas où elles seraient adoptées massivement. Elle pourrait aussi diminuer si elles ne trouvent pas leur place dans nos besoins quotidiens, ou si une nouvelle technologie venait à les supplanter.

Cependant, à l’heure actuelle, beaucoup s’accordent pour dire que les crypto-monnaies reposent sur une technologie révolutionnaire. La blockchain n’a pas pour seule vocation les échanges monétaires, et elle semble pouvoir révolutionner beaucoup d’autres domaines comme la transmission de biens, la sécurisation des données, ou d’autres domaines moins attendus comme aider les start-ups à lever des fonds.

En mars 2019, la capitalisation boursière du Bitcoin était de 67 milliards de dollars. Si le Bitcoin était une valeur du CAC40, ce serait la 7ème plus importante en termes de capitalisation, derrière Kering (Gucci, Yves Saint Laurent), mais devant Hermès International.

Le rendement

Le rendement peut évidemment varier fortement entre les crypto-monnaies.

Si l’on s’intéresse à la plus connue, le Bitcoin, il affiche un rendement annuel moyen de 225%/an depuis 2011. Difficile de trouver mieux, mais ce rendement s’accompagne d’une volatilité hors norme.

Les risques

En 2013, le Bitcoin a connu une hausse de près de 6000%. Cependant, il a déjà connu trois bulles spéculatives dans sa courte vie, qui ont toutes fini par éclater avec fracas:

  • Juin 2011 à novembre 2011: -81%
  • Décembre 2013 à janvier 2015: -83%
  • Décembre 2017 à décembre 2018: -84%

En guise de comparaison, les actions n’ont connu qu’une seule baisse similaire, en l’espace d’un siècle. C’était entre 1929 et 1932.

Depuis 2011, l’écart-type de la courbe des prix du Bitcoin montre une volatilité 15 fois supérieure à celle des actions, l’actif le plus risqué en bourse.

Il est donc difficilement concevable d’en faire un élément central de son panier d’investissements.

Par ailleurs, la création (ou minage) de crypto-monnaies demande de grosses ressources en énergie. Au-delà du fait que cela pose un problème environnemental, leur prix est donc sensible à celui de l’énergie.

Si le coût de l’électricité venait à augmenter drastiquement, le minage serait moins rentable, donc moins de monnaie seraient créée, ce qui pousserait leur prix vers le haut. Mais un prix plus haut pourrait rendre le minage à nouveau très rentable et mènerai à une chute de la valeur des crypto-monnaies. Ainsi, cette sensibilité au prix de l’énergie conduit à augmenter la volatilité de ces actifs.

Comment investir dans les crypto-monnaies

Les crypto-monnaies peuvent s’acheter et se vendre via un échangeur (Exemple: Binance). Il en existe un certain nombre, avec différentes caractéristiques (nombre de crypto-monnaies échangeables, devises d’échange proposées).

Un point important à considérer est la sécurisation des transactions. Il est souvent recommander de stocker ses crypto-monnaies sur une clé physique non reliée à internet afin de se prémunir contre un piratage éventuel de la plateforme d’échange.

Vidéo complémentaire

Le Bitcoin et la Blockchain

Le crowdfunding

Investir dans le crowdfunding

Définition

Le Crowdfunding (littéralement: financement -> FUNDING par la foule -> CROWD) est une méthode permettant de faire financer des projets par un grand nombre de personnes. On l’appelle aussi financement participatif.

Ce mode de financement permet de financer un projet sans avoir à passer par les intermédiaires habituels que sont les banques.

Une entreprise peut faire appel au crowdfunding pour financer son développement. Cela lui permet de continuer sa croissance même si les banques refusent de lui prêter de l’argent.

L’émission d’actions permet également de lever des fonds, mais toutes les entreprises n’ont pas cette possibilité. De plus, émettre des actions a pour conséquence d’ouvrir le capital de l’entreprise. Le crowdfunding a donc l’avantage de permettre aux dirigeants de rester pleinement propriétaires de leur entreprise.

L’entreprise émet des obligations qui seront remboursées selon une échéance et un taux d’intérêt déterminés à l’avance.

Le crowdfunding existe aussi pour les projets immobiliers. Les promoteurs qui sont limités dans leurs possibilités d’emprunts bancaires peuvent faire appel au crowdfunding pour boucler leur financement. Comme pour les entreprises, ils émettent des obligations sur une durée suffisante pour permettre au projet de voir le jour. Lorsque le projet est finalisé, le promoteur reverse une partie de ses bénéfices sur la commercialisation des lots aux détenteurs d’obligations.

Le crowdfunding permet également le financement de projets citoyens (par exemple les énergies vertes), ou personnels (prêt à des particuliers).

Le rendement

Les rendements varient selon la nature du projet.

Le financement d’un projet immobilier peut générer des rendements de 8 à 12%, contre de 6 à 10% pour un prêt à une entreprise, et 5 à 7% pour un projet dans les énergies vertes. Les prêts aux particuliers, sur de courtes durées, dépassent rarement les 3%.

Les risques

Les risques liés au crowdfunding ont pour cause la non-réussite du projet, que ce soit le développement d’un produit ou service par une entreprise, ou un la construction d’un ensemble immobilier pour un promoteur.

L’organisme qui fait appel au crowdfunding peut également déposer le bilan avant d’avoir remboursé les détenteurs d’obligations. Les plateformes de crowdfunding font généralement un audit des projets qu’elles proposent afin de limiter les risques. Cela ne protège pas pour autant à 100% contre les risques liés à l’incertitude du projet financé.

Comment investir dans le crowdfunding

Directement auprès de la structure en recherche de financement ou via une plateforme de crowdfunding.

Vidéo complémentaire

Le financement participatif – Crowdfunding

Les rentes

Investir dans une rente

Définition

Les rentes permettent de s’assurer un revenu à vie, en échange d’une cotisation mensuelle pendant un certain nombre d’années.

Contrairement aux autres formes d’investissement, la rente permet d’acheter un revenu dont le montant est déterminé à l’avance. La rente varie en fonction de la durée de cotisation et de son montant.

L’avantage principal d’une rente est de supprimer l’incertitude des marchés financiers ou immobiliers. Un capital mobilier comme immobilier peut fluctuer avec les aléas du marché, ce qui peut impacter les revenu générés. Avec les rentes, le revenu perçu est assuré et connu à l’avance.

Les rentes permettent aussi de supprimer l’incertitude de l’espérance de vie. Est-ce qu’un capital construit jusqu’à 65 ans sera suffisant pour s’assurer des revenus jusqu’à la fin de sa vie, sachant qu’il est possible de vivre pendant encore 30 ou 40 ans ? Un capital insuffisant risque de laisser une personne âgée démunie et sans possibilité de générer d’autres revenus du fait de son âge avancé.

Le capital d’une assurance vie ou d’un PEA peut également être transformé en rente. Cela peut permettre à l’investisseur de ne plus avoir à s’occuper de ses investissements, pour la tranquillité d’esprit ou par peur de devenir incapable de les gérer. Mais cette tranquillité d’esprit a un coût.

Le viager immobilier est un forme de rente qui permet de toucher un revenu sans avoir cotisé ou converti de l’épargne. En échange, la personne qui perçoit une rente viagère cède sa propriété lors de son décès à un acquéreur qui lui aura versé une rente.

Le rendement

Le montant d’une rente (il n’y a pas de rendement) dépend de la durée de cotisation et de son niveau. Il peut aussi varier en fonction des options proposées (versement de la rente au conjoint après le décès du bénéficiaire).

Concernant un viager immobilier:

  • Pour l’investisseur (ou acquéreur), son rendement dépend du temps de vie restant du rentier, comparé à la valeur de sa propriété.
  • Pour le rentier, le montant perçu dépend de son espérance de vie.

Les risques

Le premier risque est de mourir rapidement après avoir commencé à percevoir sa rente. Les cotisations seront alors largement supérieures à la rente perçue.

Ce n’est certes plus un souci puisque vous êtes mort, et que vous avez perçu un revenu jusqu’à la fin de votre vie, comme prévu. En revanche, vos descendants ou héritiers ne toucherons pas le capital que vous auriez pu accumuler à la place de « l’achat » d’une rente.

Le second risque est lié à la faillite de l’assureur auprès duquel la rente a été souscrite. Normalement, il est prévu que le delta entre les cotisations perçues par l’organisme et le montant des rentes versées soit positif, afin que l’organisme puisse vivre et fonctionner.

Mais là non plus, le risque zéro n’existe pas, et un événement imprévu peut le mettre en difficulté. Si l’assureur réinvesti les cotisations de ses futurs rentiers dans des produits financiers dangereux comme l’on fait les banques en 2008 (les Subprimes), il peut se retrouver en manque de liquidité en cas de crise. Il sera alors dans l’impossibilité de verser les rentes prévues.

De façon un peu plus utopique mais pas complètement improbable, si une avancée technologique dans le domaine médical permettait de porter l’espérance de vie à 100 ans ou plus dans les dix prochaines années, les assureurs se verraient contraint de verser des rentes bien plus longtemps qu’initialement prévu.

Dans le cas d’un investissement sur un viager immobilier, si le rentier vit longtemps, le risque est de surpayer un bien immobilier. Autre facteur, les prix de l’immobilier peuvent fluctuer entre la mise en place de la rente et le décès du propriétaire.

Comment investir dans une rente

Vous pouvez investir dans une rente directement auprès de l’organisme assureur.

Vidéo complémentaire

Qu’est-ce qu’une rente ?

Les investissements alternatifs

Les investissements alternatifs

Définition

Il existe de nombreux types d’investissements alternatifs, dans des domaines très différents:

  • Le vin
  • L’art
  • Les terre agricoles
  • Le bois et les forêts
  • Les plantations (cacao…)
  • Les voitures de collection
  • Et bien d’autres

Ces investissements sont plutôt réservés aux spécialistes et aux passionnés. Ils nécessitent une solide connaissance du marché afin d’éviter les erreurs et les fausses bonnes idées.

Ces investissements étant par nature plus risqués, il est préférable de ne pas y consacrer plus de 5% de son patrimoine investi.

Le rendement

Pour les voitures anciennes, le vin, ou l’art, il n’y a de rendement qu’à la revente. Tout dépend alors de la prise de valeur de l’investissement, et du nombre d’années de détention.

Concernant les investissements liés à la production forestière ou agricole, le rendement varie selon la demande de la matière produite.

Les risques

Les risques sont très divers: vol (œuvre d’art, voiture), dégradation dans le temps (vin, œuvre d’art) feux et maladies (forêt et agriculture), pénurie d’acheteurs (vin, art, voitures), perte de valeur suite à une chute de la demande ou à l’émergence d’un concurrent (vin, production agricole).

Les livrets d’épargne

Investir dans les livrets d'épargne

Définition

Ces placements ne sont pas des investissements par définition. Ils ne permettent pas de se constituer un capital. Leur utilité se borne à un placement garantis à 100%, disponible immédiatement, qui couvre l’inflation.

Ils constituent un support de choix pour l’épargne de précaution, qui se doit d’être immédiatement disponible.

On retrouve entre autres le Livret A, le Livret de développement durable et solidaire, le livret d’épargne populaire, les comptes bancaires rémunérés, etc.

Le Rendement

Les taux d’intérêts sont en ce moment très bas, leur rendement flirte avec les 1% (Hourra !).

En 2018, le taux d’inflation est de 1,8%, contre 0,75% pour le Livret A, qui ne couvre plus l’inflation. Si vous avez 10.000€ sur un Livret A, vous avez perdu 1,05% en valeur, soit 103€ !

Les risques

Le principal risque est de subir un taux d’inflation supérieur au rendement du livret d’épargne (comme en 2018), auquel cas votre argent se dépréciera année après année.

Il y a aussi un risque lié à la solidité des banques et institutions financières. Il existe des mécanismes de protection de l’épargne, mais en cas de faillite de l’État, celui-ci pourrait théoriquement se servir sur les livrets d’épargne pour se sauver.

Comment investir dans les livrets d’épargne

Les livrets d’épargne s’ouvrent facilement directement auprès de votre banque.

Vidéo complémentaire

Les livrets d’épargne

Quelques principes de base

Le risque c’est quand vous ne savez pas ce que vous faites.

Warren Buffett

N’investissez que dans ce que vous comprenez. Autrement, vous allez:

  1. Stresser.
  2. Finir par faire des bêtises.

Warren Buffett, par exemple, n’investit pas dans les crypto-monnaies car il ne comprend la valeur qu’elles apportent. Pour lui, ce sont juste des objets spéculatifs..

Au-delà du rendement et du risque, il est important de « bien se sentir » avec un investissement, d’avoir un bon feeling et de se sentir OK sur le fait d’avoir investi son argent à cet endroit.

L’objectif d’un investissement n’est pas de se donner des sueurs froides, de s’inquiéter tous les jours et d’en rêver la nuit.

Un investissement peut très bien convenir à une personne mais pas à une autre. Nous avons tous des vies différentes, des objectifs différents, à plus ou moins long terme et une psychologie (donc une acceptation du risque) différente.

S’il n’y avait qu’une seule chose à retenir de cet article: investir en accord avec soi-même, de manière à avoir une vision la plus à long terme possible, afin de s’élever au-dessus des soubresauts médiatiques et financiers. Vous orienterez ainsi vos investissements sur le chemin du succès.

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